Fère-en-Tardenois in Aisne, Upper France, France — Western Europe
Château de Fère-en-Tardenois
Les premières constructions et le château des comtes de Dreux
Dès 958, un premier site fortifié carolingien à Fere-en-Tardenois est attesté. Mentionné dans les écrits du chroniqueur Flodoard, il s'agit sans doute d'un petit château avec des fossés creusés directement dans l'éperon: la forme de ce premier ensemble, aujourd'hui disparu, a probablement conditionné les constructions suivantes.
Quelques années plus tard, la seigneurie de Fère passe dans la mouvance des puissants comtes de Champagne. À partir de 1110, elle appartient à un sénéchal de Thibaut II de Champagne: André de Baudement.
Thibaut II († en 1152), comte de Champagne, de Blois, de Chartres, de Châteaudun et de Troyes, est l'un des plus grands seigneurs de son temps. Principal rival des Capétiens, il passe sa vie à lutter contre l'accroissement du pouvoir royal, étendant ses possessions sur la Loire et assurant la prospérité des foires de Champagne, l'un des grands lieux de négoce de l'époque.
André de Baudement († en 1124) est l'un de ses principaux vassaux et homme de confiance, seigneur de Fère-en-Tardenois, Nesle, Pontarcy et Braine.
Avec le mariage en 1152 de la petite-fille d'André, Agnès, avec Robert ler de Dreux, le domaine passe dans cette famille. Leur fils, Robert II, comte de Dreux, de Brie et de Braine, prend part à la Troisième Croisade en Terre sainte puis combat les Anglais en Normandie. Rentré à Fère-en-Tardenois, il entreprend, à partir de 1206, de très importants travaux, aboutissant au château dans la forme qu'on lu connaît actuellement: construction irrégulière imposante sur une motte semi- artificielle.
Le domaine reste dans la famille des comtes de Dreux jusqu'au mariage, en 1276, d'Isabelle de Dreux avec Gaucher V de Châtillon.
Gaucher V de Châtillon (vers 1249-1329), proche du roi Philippe IV le Bel, est nommé connétable de France en 1302. It dirige ainsi les armées du roi puis de son fils Louis X.
En 1395, le château est acheté aux Châtillon par Louis ler d'Orléans, fils du roi Charles V. Celui-ci n'a guère le temps d'en profiter: il meurt assassiné en 1407 à L'instigation de son cousin Jean ler de Bourgogne. C'est l'un des jalons de la terrible guerre de Cent Ans. En 1410, le château est modifié pour accueillir des armes à feu et de l'artillerie à poudre. De 1420 à 1424, des combats sont effectivement menés contre les Anglais dans le secteur sous le commandement d'Alardin de Monzay, serviteur de Charles ler d'Orléans, le fils de Louis ler d'Orléans. Il réussit à défendre avec succès le château lors d'un siège difficile mené par les troupes anglaises.
Histoire du château
Anne de Montmorency: les grands travaux
Le roi François I, héritier direct des Orléans et donc du château de Fère-en- Tardenois, le cède en 1528 au célèbre baron Anne. de Montmorency. Ce dernier décide de rénover le vieux château médiéval des comtes de Dreux. Son objectif est d'en faire une demeure digne d'accueillir le roi. François ler y effectue d'ailleurs une visite au cours de l'été 1535. Les travaux étaient alors toujours en cours, mais il est vraisemblable que la chambre du Roi, rénovée en priorité, était déjà prête.
Anne de Montmorency (vers 1493-1567) grandit au château d'Amboise avec le futur roi François ler, ce qui développe leur complicité. Grand militaire, il est fait maréchal de France en 1522. En 1526, il participe aux négociations du traité de Madrid: le roi, emprisonné par Charles Quint depuis la défaite de Pavie (1525), est libéré. C'est en remerciement pour cette action qu'Anne de Montmorency reçoit le château de Fère-en-Tardenois de la part de François I". Il devient connétable de France en 1538.
L'architecte d'Anne de Montmorency, Jean Goujon, dirige la majeure partie des travaux menés au château jusqu'en 1539. Les logis sont entièrement rénovés et le caractère militaire de l'ancienne demeure est atténué : des archères sont murées et des fenêtres percées, la porte d'entrée est rhabillée à l'antique entre deux colonnes ornées de l'écu des Montmorency.
Jean Goujon (1510-vers 1567), sculpteur et architecte, a laissé une œuvre considérable. En plus d'Anne de Montmorency, il travaille à plusieurs reprisas pour le roi de France, Henri II, notamment au Palais du Louvre où sont encore conservés plusieurs de ses bas-reliefs.
Dans le prolongement de ces travaux, Anne de Montmorency décide l'édification d'une galerie permettant la jonction avec l'avant-cour et dont les cinq arches enjambent le fossé du château: elle est construite entre 1555 à 1560 dans le style Renaissance, probablement par l'architecte Jean Bullant. Cette galerie, toujours visible aujourd'hui, s'ouvre par une façade en arc de triomphe. Elle préfigure celle du château de Chenonceau, édifiée au-dessus du Cher par Bullant à partir de 1576 pour la reine Catherine de Médicis.
Jean Bullant (vers 1515-1578), architecte et sculpteur, entre tôt au service d'Anne de Montmorency, pour qui il dresse notamment les plans du château d'Écouen, dans le Val d'Oise. Il devient contrôleur des bâtiments de la couronne pour le roi Henri II en 1557. Il travaille ensuite pour Catherine de Médicis à partir de 1570.
Histoire du château
La destruction...et l'œuvre de préservation
En 1632, Henri II de Montmorency, petit-fils d'Anne de Montmorency, est condamné à mort pour crime de lèse-majesté après avoir conspiré contre le roi Louis XIII. Tous ses biens, y compris le château de Fère-en-Tardenois dont il avalt hérité, sont confisqués. Le domaine est alors cédé au prince de Conti Armand de Bourbon: le château est progressivement laissé à l'abandon. Ses héritiers, et notamment Louis-Philippe d'Orléans, le futur Philippe-Égalité, en manque d'argent, font démolir en 1779 l'essentiel des bâtiments pour en vendre la toiture et les matériaux métalliques, dont ils récupèrent 16400 livres. Le démantèlement préserve néanmoins les bases des fortifications et surtout l'essentiel du pont-galerie, offrant au château le visage qu'on lui connaît toujours aujourd'hui.
Les créanciers de la famille d'Orléans s'emparent de ce qui reste du domaine et le mettent en vente en 1793: le château passe alors entre des mains privées. Il est classé au titre des Monuments historiques en 1862: si des projets de reconstruction sont évoqués à la fin du XIX siècle, aucun ne voit le jour et les ruines demeurent à l'abandon, les propriétaires portant plutôt leur attention sur les bâtiments de l'ancienne basse-cour. Envahi par la végétation et oublié, le château est racheté en 1971 par un industriel, Raymond de la Tramerye, qui entame à ses frais, avec l'aide de l'État et d'associations, les indispensables travaux de dégagement et de restauration.
Raymond de la Tramerye (1901-1988) est le fondateur de la Société anonyme des tuyaux métalliques de l'est, TUBEST, installée à Fère-en-Tardenois. Il prend sa retraite en 1970 et laisse derrière lui une entreprise en pleine croissance. Il acquiert le château de Fère-en-Tardenois pour contribuer au développement touristique de la ville où il a implanté son entreprise.
Sans héritier, Raymond de la Tramerye décide, en 1984, pour poursuivre son œuvre de préservation, de léguer le château au Conseil général de l'Aisne, aujourd'hui Conseil départemental. Décédé en 1988, il est enterré au pied des ruines qui, depuis cette date, font régulièrement l'objet de campagnes d'entretien et de restauration.
Le « nouveau château »
Les anciennes écuries du château et le corps de logis de la basse-cour ont été réaménagées vers 1855 dans le style d'une grande demeure aristocratique connue sous Le nom de "nouveau château". Celui-ci s'est détaché du reste du domaine et héberge depuis 1956 un hôtel.
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Location. 49° 13.369′ N, 3° 31.975′ E. Marker is in Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France (Upper France), in Aisne. It is on Unnamed path east of Route D967, on the left. Touch for map. Marker is in this post office area: Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France 02130, France. Touch for directions.
Regionally, it is in the North Atlantic Region, Europe, the European Union, Atlantic Europe, the Schengen Area, Western Europe, a coastal Mediterranean country, and the Western World. Historically, it finds itself in what was once a French colony and also the Roman Empire.
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Credits. This page was last revised on July 6, 2024. It was originally submitted on July 6, 2024, by J. Makali Bruton of Washington, District of Columbia. This page has been viewed 177 times since then and 24 times this year. Photos: 1, 2, 3, 4, 5. submitted on July 6, 2024, by J. Makali Bruton of Washington, District of Columbia.




